PRIVAT NGOMO S'ADRESSE A SEM FAUSTIN-ARCHANGE TOUADERA
Excellence,
Monsieur Faustin-Archange Touadéra,
Président de la République centrafricaine,
Cher frère néopanafricaniste d’Afrique centrale,
C’est pour moi un honneur et un plaisir de vous adresser, au nom du mouvement NewPower, foncièrement souverainiste, ouvertement anti-françafricain et fondamentalement panafricaniste, dont je suis le Responsable général, toutes nos félicitations pour votre brillante réélection à la tête du Centrafrique dans des conditions extrêmement difficiles dues, on le sait maintenant, aux interactions malveillantes de forces obscures qui entendaient nuire au renforcement du libre jeu démocratique dans votre pays.
C’est aussi l’occasion pour nous de présenter, à vous et à toutes les familles centrafricaines endeuillées par les actes ignobles d’assassinat perpétrés par des groupes rebelles, nos condoléances les plus attristées et vous assurer de notre soutien moral en ces heures si éprouvantes que traverse le peuple du Centrafrique.
Excellence,
Monsieur le président de la République centrafricaine,
Cher frère néopanafricaniste d’Afrique centrale,
Vous ne me connaissez certes pas, mais sachez que nous vous connaissons et suivons avec grand intérêt l’action salvatrice, inédite et audacieuse que vous menez depuis votre accession à la magistrature suprême, le 30 mars 2016, pour sortir votre pays du sous-développement orchestré et planifié par cette nation qui se prétend pourtant votre alliée.
Car, comment expliquer que soixante ans après l’indépendance « octroyée » le 13 août 1960 et qu’avec une coopération politique, économique et militaire entretenue avec la cinquième ou septième puissance mondiale, un pays pourvu d’immenses richesses comme le Centrafrique n’arrive toujours pas à réaliser son « take-off » pour un développement économique durable et harmonieux au bénéfice de ses populations ?
Oui, comment expliquer cet inadmissible paradoxe, sinon par la volonté affichée d’une puissance impérialiste de faire de votre pays une colonie de réserve dont elle devra seule, à son profit, exploiter l’or, le diamant, l’uranium, le manganèse, le gaz et le pétrole. Oui, depuis ce fameux 13 août 1960, le pays de Barthélémy Boganda, privé de son protecteur lâchement assassiné par les troupes de l’envahisseur, a vu son peuple spolié et empêché de jouir des inestimables ressources dont l’a doté dame Nature.
Et depuis ce temps, à chaque fois qu’un dirigeant centrafricain a décidé de corriger cette flagrante et infamante injustice, il a été renversé et remplacé par un homme-lige ayant pour unique mission de privilégier les intérêts de l’envahisseur au détriment de ceux du peuple du Centrafrique. Mais pourquoi celui-ci – ce peuple centrafricain - devrait-il vivre éternellement le martyr alors qu’il est assis sur une des terres les plus riches d’Afrique centrale ?
Cette question de bon sens, tout le peuple centrafricain, et avec lui toute personne honnête défendant justice et droit, se la pose. Et vous, Excellence, avez dû vous la poser aussi, depuis que vous avez décidé de vous mettre au service d’un peuple que vous aimez. Et maintenant que vous présidez aux destinées de votre nation, vous avez décidé d’y apporter une réponse appropriée.
Excellence,
Monsieur le Président de la République centrafricaine,
Cher frère néopanafricaniste d’Afrique centrale,
Après avoir cru à la sincérité d’une coopération plus que cinquantenaire, vous êtes revenu de vos illusions en découvrant, une fois au sommet de l’Etat, et sans doute avec un certain ahurissement, que l’envahisseur n’éprouve que mépris, indifférence et condescendance à l’endroit de populations centrafricaines dont le malheur est d’être nées sur une terre où coulent l’or, le diamant et le pétrole ; toutes richesses que convoite et exploite à son profit exclusif l’avide oppresseur, sous le manteau de la prétendue coopération.
Pour le développement de votre pays et le bonheur de la nation centrafricaine, vous avez décidé d’agir. Face à l’inefficacité constatée d’un bilatéralisme improductif doublé d’un cynisme politique à nul autre pareil, vous avez entrepris, au cours de l’année 2017, de développer un multilatéralisme pragmatique en vous tournant vers d’autres partenaires politiques et économiques, notamment la Fédération de Russie.
Excellence,
Monsieur le Président de la République centrafricaine,
Cher frère néopanafricaniste d’Afrique centrale,
Votre action courageuse, portée par un souverainisme inhabituel dans notre sous-région d’Afrique centrale, a provoqué l’ire de l’envahisseur. Touadera a osé ! Il va le payer, et très cher ! Et s’ensuit l’avènement des groupes rebelles venus du Nord avec la complicité de la République sœur du Tchad, et ceux partis du Sud-ouest avec la connivence des pays frères camerounais et congolais! Il n’aura échappé à aucun observateur avisé que l’irruption violente et déstabilisante des deux groupes rebelles a été contemporaine du changement de politique au sommet de l’Etat du Centrafrique, comme planifiée et ordonnée par l’oppresseur qui entend ainsi reprendre le contrôle en République centrafricaine.
Mais que peut la septième puissance militaire mondiale qui n’affiche que 578 aéronefs et 48 800 hommes de son aéronautique militaire, face à la deuxième du monde qui compte 3 200 aéronefs et près de 160 000 éléments dans ses forces aérospatiales ? Les Russes, faut-il encore le rappeler ici, ont vaincu en 1945 l’Allemagne nazie, quand auparavant, en 1940 exactement, une autre nation s’était aplatie devant l’aigle du 3ème Reich en seulement deux mois de combat. Tout récemment, cette même Russie a donné une autre tournure à la guerre civile de Syrie en apportant, en septembre 2015, un puissant soutien au maître de Damas, sauvant du même coup son régime face à la coalition de l’OTAN.
Excellence,
Monsieur le Président de la République centrafricaine,
Cher frère néopanafricaniste d’Afrique centrale,
En choisissant comme partenaire stratégique la Fédération de Russie de Vladimir Poutine, vous avez emboîté le pas à Fidel Castro de Cuba qui vainquit le tyran Fulgencio Baptista, soutenu alors par la grande démocratie américaine de Dwight D. Eisenhower. Vous êtes à l’école d’Agostino Neto du Mouvement Populaire de Libération de l’Angola (MPLA), de Samora Machel du Front de Libération du Mozambique (FRELIMO),d’Ahmed Ben Bella du Front de Libération Nationale en Algérie (FLN), d’Hugo Chavez du Parti Socialiste Unifié du Venezuela (PSUV) et enfin de Nelson Mandela du Congrès National Africain en Afrique du Sud (ANC).
Tous ces leaders nationalistes opiniâtres et déterminés, ont triomphé de leurs ennemis impérialistes occidentaux en demandant des soutiens à la puissance russe qui a toujours été fidèle et s’est tenue à leurs côtés aux heures les plus sombres.
La Fédération de Russie, nous le savons tous, n’est pas une nation colonialiste. Et pour cause, l’immensité continentale de son territoire extrêmement riche en ressources naturelles lui a épargné la nécessité d’aller à la conquête de terres lointaines plus généreuses. Par ailleurs, sa doctrine communiste, magnifiée dans l’internationale socialiste, est virulemment anti-impérialiste, d’où sa présence constante aux côtés de tous les peuples anticolonialistes du monde luttant pour leur émancipation et leur autodétermination.
Excellence,
Monsieur le Président de la République centrafricaine,
Cher frère néopanafricaniste d’Afrique centrale,
Dans peu de temps, l’Afrique centrale appréciera à sa juste valeur le choix, ô combien stratégique et crucial, que vous avez fait en vous rapprochant d’un allié capable à la fois de protéger le Centrafrique, mais aussi d’affronter et même de vaincre l’oppresseur. Pour tout esprit clairvoyant, il est désormais évident que le Centrafrique, qui ne payait pas de mine et était même méprisé par les pays frères, sera le Viêt-Nam du pays oppresseur.
Et parce que le Centrafrique est au cœur de l’Afrique centrale, l’onde de choc de sa libération totale du joug colonialiste irradiera jusque dans les confins des pays du sous-continent. Il ne s’agit pas là d’une prophétie, mais de l’implacable conséquence de l’éradication de la Françafrique d’ici la fin de cette décennie. Et l’histoire retiendra, que c’est au Centrafrique, sous l’ère du président Faustin-Archange Touadera, qu’aura commencé le processus.
Excellence,
Monsieur le Président de la République centrafricaine,
Cher frère néopanafricaniste d’Afrique centrale,
Tout ardent panafricaniste et souverainiste ne peut que saluer votre vision stratégique et reconnaître là le génie mathématique d’un homme qui aborde la politique de manière pragmatique et patriotique, bien en dehors des schémas classiques de soumission des dirigeants à l’ancienne puissance coloniale qui enferment l’Afrique centrale, depuis maintenant 60 ans, dans les carcans du sous-développement, de la pauvreté et de la misère.
Il ne fait aucun doute, à nos yeux, que vous incarnez ce nouveau leadership conscient, agissant et décomplexé, porté par le seul souci de voir votre pays se développer grâce à ses multiples richesses et apporter ainsi un peu de bonheur à ce peuple centrafricain qui a tant souffert. Nous vous le disons en toute simplicité, mais avec le respect dû aux hommes d’Etat : vous êtes une référence politique par votre courage et votre audace. Vous êtes un modèle crédible par la vision stratégique et l’impulsion que vous donnez au sous-continent d’Afrique centrale qui sortira ainsi, nous le croyons, de sa désespérante inertie.
Face à un adversaire retors qui n’aura de cesse d’obvier à votre légitime ambition de souveraineté, nous, le NewPower, vous assurons de notre soutien moral et politique, et nous engageons à soutenir votre œuvre de libération et d’auto-détermination du Centrafrique et au-delà, de l’Afrique centrale tout entière. Ce pari peut être gagné, et il le sera, parce que vous avez affiché une volonté sans faille et une détermination à toute épreuve face à l’adversité depuis que vous assumez la fonction de chef d’Etat.
Vous avez su nouer des alliances capitales et stratégiques qui participeront inéluctablement à votre succès. Vous êtes le chef d’Etat d’un pays immensément riche et donc doté de ressources nécessaires et suffisantes pour assurer l’amorce et le renforcement du développement économique du Centrafrique. Vous disposez de tous les atouts. Vous êtes le maître de Bangui et pouvez, comme le président Paul Kagame du Rwanda, ou plus proche de vous, le président Téodoro Obiang Nguema Mbasogo de Guinée-Equatoriale, transformer radicalement votre pays dans les dix prochaines années.
Excellence,
Monsieur le Président de la République centrafricaine,
Cher frère néopanafricaniste d’Afrique centrale,
Pour parachever la reconquête de souveraineté de votre nation, il nous semble que des décisions courageuses, historiques et salutaires venant de vous s’imposent. Notre humble réflexion sur la question nous amène à en voir deux qui nous paraissent fondamentales : d’abord, exiger le retrait des troupes et le démantèlement de la base militaire de l’oppresseur qui a œuvré et œuvre encore pour votre anéantissement, et ensuite procéder à la sortie de votre pays de la zone monétaire du Franc CFA.
Le Centrafrique a toute capacité à instituer une nouvelle monnaie qui sera garantie par les incommensurables richesses d’or, de diamant, de gaz et de pétrole que recèle le pays ; cette monnaie pourra être adossée aux monnaies des puissances économiques qui soutiendront votre politique de développement. Elle sera l’instrument de souveraineté monétaire qui vous permettra de soutenir l’activité économique des entreprises locales, véritable moteur d’un développement national endogène et ouvert sur le monde.
Il vous faudra aussi, Excellence, relever le défi de la démocratisation et de la bonne gouvernance, lutter contre la corruption et instaurer un véritable Etat de droit en Centrafrique, toutes choses dont les peuples d’Afrique francophone rêvent, sans toutefois se donner les moyens véritables d’y arriver ou consentir les sacrifices nécessaires pour le réaliser.
Vous, Excellence, vous en avez pris le chemin, et nous sommes convaincus que non seulement vous réussirez, mais encore votre brillant exemple fera école.
Excellence,
Monsieur le Président de la République centrafricaine,
Cher frère néopanafricaniste d’Afrique centrale,
Avec votre deuxième mandat, vous inaugurez l’ère du néopanafricanisme en marchant sur les pas de votre illustre prédécesseur qui concevait le Centrafrique, non comme le pays qu’il est devenu le 13 août 1960, mais comme les Etats-Unis d’Afrique Latine englobant le Centrafrique, votre pays, le Cameroun, le Tchad, Sao-Tomé et Principe, la Guinée-Equatoriale, mais également les deux Congo, le Gabon, mon pays, le Burundi, le Rwanda, l’Angola et le Mozambique.
Parce que le Centrafrique est non seulement le centre mais aussi le cœur de l’Afrique centrale, il doit jouer son rôle biologique de moteur dans la vie du sous-continent. Cette vision néopanafricaniste bogandienne, il vous revient, digne héritier du maître de Bobangui, de la porter pour le bien de tous les fils et filles d’Afrique centrale.
Il ne fait aucun doute que les Africains honteusement complices de l’oppresseur et unis à lui dans la félonie, vous combattront d’arrache-pied, comme le leur exigera le maître néocolonial. Mais comme vous le savez certainement aussi, ils sont minoritaires au regard des millions de Centrafricains et des autres millions d’Africains de l’espace francophone qui vous soutiennent et vous soutiendront encore, voyant en vous celui qui aura su ouvrir, avec la bonne clé, les portes de la souveraineté, de l’autodétermination et du développement.
La jeunesse africaine, dont vous avez forcé l’admiration et qui vous observe, croit en vous, en votre combat et à l’efficacité de votre vision stratégique. Nous tenions à vous le dire très officiellement et respectueusement, Excellence, Monsieur le Président : vous n’êtes pas seul ! Quelles que soient les terres d’Afrique ou du monde où nous résidons, nous vous soutenons.
Excellence,
Monsieur le Président de la République centrafricaine,
Cher frère néopanafricaniste d’Afrique centrale,
Pour conclure, je ne doute pas un seul instant que cette vidéo postée sur les réseaux sociaux parviendra à bon port et vous mettra, je l’espère, du baume au cœur, car vous saurez qu’à Libreville au Gabon, à Brazzaville au Congo, à Kinshasa en République Démocratique du Congo, à Malabo en Guinée Equatoriale, à Yaoundé au Cameroun, à Ndjamena au Tchad, une jeunesse décomplexée, compétente, consciente et agissante travaille à l’avènement d’une renaissance de l’Afrique centrale dont vous êtes actuellement l’unique héros.
La tâche est certes rude, Excellence, mais prenez courage et restez déterminé !
Vous apprécierez bientôt, avec une fierté toute justifiée, le chemin parcouru et les résultats engrangés.
Sur ce, Excellence,
Monsieur Faustin-Archange Touadera,
Président de la République centrafricaine,
Cher frère néopanafricaniste d’Afrique centrale,
je vous prie, au nom du mouvement souverainiste, anti-françafricain et panafricaniste, NewPower, de bien vouloir agréer l’expression de notre profond respect et de notre indéfectible attachement.
Vive la République centrafricaine, notre patrie !
Vive la souveraineté reconquise !
Vive le néopanafricanisme renaissant !
Pour que vive une Afrique libre et unie !
Je vous remercie !
Fait à Libreville, le 20 février 2021
Le Responsable général du New Power
Privat Ngomo./-
